SHABUNDA : Braquage des salaires des enseignants, quel sort pour les élèves du territoire ?

Plus de 24 heures après le vol d’une importante somme d’argent destinée au paiement des enseignants de plusieurs écoles dans le territoire de Shabunda, l’inquiétude grandit quant aux répercussions sur les élèves.
La Fondation Michael SHARP tire la sonnette d’alarme et redoute que les enfants soient les premières victimes collatérales de cet acte criminel.
Le braquage s’est produit l’après-midi du mardi 17 février, sur la route menant à Shabunda-centre. Des hommes armés non identifiés ont intercepté les fonds destinés aux salaires des enseignants, laissant ces derniers sans rémunération. Un coup dur pour des professionnels de la craie déjà confrontés à des conditions de travail précaires.
Dans une interview accordée mercredi 18 février à Média-Vert, Moïse BUTIMBUSHI, président du conseil d’administration et cofondateur de la Fondation Michael SHARP, a exprimé sa vive préoccupation :
« Nous dénonçons fermement cet acte incivique et criminel qui prive aujourd’hui plusieurs enseignants de leur salaire. Nous alertons sur le sort des enfants de Shabunda. Comment vont-ils continuer à étudier pendant que leurs enseignants pleurent un salaire emporté par des hommes armés non identifiés ? »
Au-delà de l’indignation, la fondation redoute un scénario aux conséquences lourdes : un mouvement de grève des enseignants réclamant leur dû. Une telle situation risquerait de perturber gravement le calendrier scolaire et de compromettre la continuité de l’apprentissage dans une zone déjà fragilisée par l’insécurité et l’isolement.
« Nous ne le souhaitons pas, mais nous craignons un arrêt des cours si aucune solution rapide n’est trouvée », prévient Moïse BUTIMBUSHI. « Ce braquage pourrait bloquer la bonne marche du programme scolaire. L’enfant ne doit pas subir les conséquences d’un acte dont il n’est en rien responsable. »
Face à cette situation, la Fondation Michael SHARP appelle les autorités, à tous les niveaux, à intervenir en urgence afin de garantir le paiement des enseignants et préserver le droit à l’éducation des enfants à Shabunda.
Alvin BUZAKI



